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Sept questions à poser avant de signer pour un site internet

Prenez deux devis pour le même site, l'un à 600 €, l'autre à 1 800 €. Ils ne vendent pas forcément la même chose. Les sept questions qui suivent servent à savoir ce que chacun contient, par écrit. Mon article sur le prix d'un site internet dit ce que coûte un site. Celui-ci dit comment lire les réponses. Et si l'offre la moins chère y répond clairement, c'est peut-être elle qu'il faut prendre.

1. Qui achète le nom de domaine, et dans quel compte ?

Le nom de domaine, c'est votre adresse sur internet (votre-entreprise.fr) et celle de vos courriels. Celui qui le détient décide de son avenir. C'est le premier des pièges les plus courants.

Une réponse claire. « Vous l'achetez vous-même, dans votre propre compte, chez la société de votre choix. » Le prestataire peut aussi l'acheter pour vous : la réponse claire est alors « à votre nom, et je vous remets l'accès au compte où il est enregistré ».

Pour vérifier. Le plus simple est de l'acheter vous-même : les factures de renouvellement arrivent chez vous, et personne d'autre n'a la main. Ne comptez pas sur l'annuaire public de l'AFNIC, qui gère les adresses en .fr : quand le titulaire est une personne physique, un artisan en entreprise individuelle par exemple, aucune donnée personnelle n'y est publiée (s’ouvre dans un nouvel onglet), sauf s'il le demande.

Quand une autre réponse convient. Cette question n'a rien à voir avec le prix. Un devis bas peut y répondre aussi bien qu'un devis élevé.

2. Y a-t-il un engagement, ou un abonnement sans lequel le site s'arrête ?

Un abonnement de maintenance peut être utile. Ce qui compte, c'est de savoir si vous pouvez l'arrêter, et ce que vous gardez alors. L'article sur les prix décrit l'abonnement obligatoire déguisé en location.

Une réponse claire. Trois informations, écrites : la durée d'engagement (aucune, ou un nombre de mois), la façon de résilier (le préavis, et par quel moyen), et ce qui reste à vous après la résiliation : le site, ses fichiers, son adresse.

Pour vérifier. Cherchez dans le devis et dans les conditions générales les mots « durée », « engagement », « résiliation » et « propriété ». Si le contrat parle de « location » ou de « licence d'utilisation », demandez ce que vous gardez le jour où vous arrêtez de payer.

Quand une autre réponse convient. Une offre mensuelle sans apport peut convenir si votre trésorerie ne permet pas d'avancer un montant. À condition de connaître la durée, le total, et ce que vous gardez au terme.

3. Quel délai, et à partir de quand ?

« Trois semaines » ne veut rien dire sans point de départ. C'est le troisième piège de l'article sur les prix : le devis sans délai écrit.

Une réponse claire. Un délai écrit au devis, avec son point de départ : la signature, l'acompte ou la réception de vos contenus.

Pour vérifier. Si le délai court à partir de vos contenus, c'est mon cas, le calendrier dépend aussi de vous. Demandez la liste exacte de ce qu'il faut fournir (textes, photos, logo, accès), et préparez-la avant de signer.

Quand une autre réponse convient. Un délai plus long n'est pas un défaut si son point de départ est clair et si la date vous convient.

4. Qu'est-ce qui est compris pour être trouvé sur Google ?

« Référencement compris » peut désigner beaucoup de choses, ou presque rien. L'article sur les prix décrit le référencement facturé à part.

Une réponse claire. Une liste : un titre et une description pour chaque page, une page par prestation ou par commune s'il y en a, le plan du site déclaré à Google, la fiche Google créée ou reprise. Et ce qui est facturé en plus, avec son prix.

Pour vérifier. Google donne lui-même les questions à poser à un prestataire (s’ouvre dans un nouvel onglet) : quels résultats il attend, dans quel délai, et comment il les mesure. Et il prévient : « Personne ne peut garantir la première position dans les résultats de recherche Google. » Si un devis promet une position, demandez ce qui se passe si elle n'est pas atteinte.

Quand une autre réponse convient. Si vos clients vous trouvent surtout par votre nom ou par le bouche-à-oreille, un site d'une page, sans travail sur chaque commune, peut suffire.

5. Combien coûte l'hébergement après la première année ?

Un site doit être hébergé pour rester en ligne : quand l'hébergement n'est plus payé, il disparaît. La première année est parfois offerte. C'est la suite qui pèse, comme le montre le coût réel sur trois ans.

Une réponse claire. Un prix, ce qu'il comprend (l'hébergement seul, ou avec les sauvegardes, les mises à jour, des modifications), et la possibilité de partir chez un autre hébergeur.

Pour vérifier. Comparez sur la même durée : multipliez un prix mensuel par 12. Chez moi, après la première année, l'hébergement passe par la formule Veille, à 39 € par mois, soit 468 € par an, qui comprend aussi les sauvegardes et les mises à jour de sécurité. Un hébergement simple coûte moins cher que cette formule. Et rien ne vous oblige à la prendre : je vous remets les fichiers et les accès, sans frais, pour installer le site chez l'hébergeur de votre choix.

Quand une autre réponse convient. Si vous n'attendez ni sauvegardes surveillées ni modifications, un hébergement simple est le bon choix.

6. Est-ce que je récupère le site et tous les accès, et quand ?

La loi encadre la cession des droits d'auteur : chacun des droits cédés doit faire « l'objet d'une mention distincte dans l'acte de cession (s’ouvre dans un nouvel onglet) », avec son étendue, sa destination, son lieu et sa durée. Une clause écrite dit donc ce que vous pourrez faire du site, et à partir de quand.

Une réponse claire. Une clause qui cède les droits sur ce qui a été créé pour vous (le code, les maquettes, les visuels, les textes), la date de la cession, par exemple au paiement complet, et la liste des accès remis.

Pour vérifier. Dressez la liste des accès avant la livraison : le nom de domaine, l'hébergement, les fichiers du site, la fiche Google, le service qui reçoit vos formulaires, et la mesure d'audience s'il y en a une. Pour la fiche Google, demandez à en être propriétaire, pas seulement administrateur : seuls les propriétaires peuvent ajouter ou retirer des utilisateurs (s’ouvre dans un nouvel onglet). Demandez aussi la liste des éléments achetés à des tiers, polices ou photos : ils gardent leur propre licence.

Quand une autre réponse convient. Une offre où le site reste chez le prestataire peut convenir, si vous l'acceptez en connaissance de cause et que le nom de domaine, lui, reste à vous.

7. Qui écrit les textes, et à qui appartiennent-ils ?

Les textes décident de ce que comprend un visiteur, et de ce que Google comprend de votre métier. S'ils ne sont pas prévus au devis, c'est à vous de les écrire.

Une réponse claire. Qui les écrit (vous, le prestataire, ou les deux), pour combien de pages, avec combien de relectures, et à quel prix si c'est le prestataire. S'il les écrit, ils doivent figurer dans la cession des droits de la question 6.

Pour vérifier. Demandez à lire un texte déjà écrit pour un autre client de votre métier.

Quand une autre réponse convient. Si vous savez parler de votre métier par écrit, fournir vos textes est une économie réelle. L'article sur les prix chiffre ce que coûte leur rédaction.

Comparer deux devis côte à côte

Pour chaque devis, notez la réponse écrite à ces sept lignes. Une ligne vide est déjà une réponse : demandez-la par écrit avant de signer.

  1. Nom de domaine : à mon nom, dans mon compte ?
  2. Engagement : quelle durée, comment résilier, que reste-t-il à moi ?
  3. Délai : combien, et à partir de quand ?
  4. Google : qu'est-ce qui est compris, qu'est-ce qui est en plus ?
  5. Hébergement : quel prix après un an, ramené à douze mois ?
  6. Propriété : une cession écrite, et la liste des accès ?
  7. Textes : qui les écrit, à quel prix ?

Puis comparez les totaux sur trois ans, pas les prix de départ.

Quand l'offre moins chère est le bon choix

Si l'offre la moins chère répond clairement aux sept questions et couvre ce dont vous avez besoin, prenez-la. La différence de prix ne paierait rien qui vous serve.

Elle peut aussi être le bon choix quand vous n'avez besoin que d'une page, quand vos clients vous trouvent surtout par votre nom, ou quand votre budget ne permet pas plus cette année.

Ce qui doit vous arrêter, ce n'est pas le prix. C'est une question restée sans réponse écrite.

Ce que répondent mes CGV

Je vous conseille de poser ces questions à chaque prestataire. Il est juste que j'y réponde moi aussi, avec l'article de mes conditions générales de vente qui l'écrit.

  • Nom de domaine : vous l'achetez vous-même, dans votre propre compte. Il est à votre nom, et vous en êtes seul titulaire (article 7.5).
  • Engagement : aucun. La maintenance est mensuelle, sans engagement de durée, résiliable à tout moment par simple message. Aucune formule n'est obligatoire, et la résilier ne touche pas à la propriété du site (article 9).
  • Délai : écrit au devis. Il court à partir de la réception de tous vos éléments : textes, images, logo, accès (article 4). Je ne prévois pas de pénalité en cas de retard.
  • Google : je ne garantis ni une position, ni un nombre de visiteurs, ni un chiffre d'affaires (article 10). Ce qui est compris dépend de la formule, et figure dans mes tarifs.
  • Hébergement : la première année est offerte quand le devis le mentionne. Ensuite, c'est la formule Veille à 39 € par mois, ou le transfert du site chez l'hébergeur de votre choix (articles 7.5 et 9). Un hébergement simple coûte moins cher que cette formule.
  • Propriété : à l'encaissement complet, je vous cède les droits sur ce que j'ai créé pour vous, droit par droit, et je vous remets les fichiers et les accès, sans condition et sans frais. Les polices et les photos achetées à des tiers gardent leur licence : je vous en remets la liste (article 7).
  • Textes : vous les fournissez par défaut (article 5). Si je les rédige, ils font partie de la cession (article 7.1).

Posez-moi ces sept questions

Je vous réponds par écrit, avec le devis.

Me les poser

Questions fréquentes

Un devis moins cher est-il forcément moins complet ?

Non. Deux devis à des prix différents peuvent répondre de la même façon aux sept questions. Comparez les réponses écrites avant de comparer les prix.

Faut-il obtenir les réponses par écrit ?

Oui. Une réponse donnée au téléphone est difficile à prouver le jour où un désaccord survient. Demandez qu'elle figure au devis ou dans les conditions générales de vente.

Le prestataire peut-il acheter le nom de domaine pour moi ?

Oui, à condition qu'il soit à votre nom et que vous ayez l'accès au compte où il est enregistré. Le plus simple reste de l'acheter vous-même, dans votre propre compte.

Sources

Consultées le 13 octobre 2026 :

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Ihab · Nextgence

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